GIORNALI E RECENSIONI
INSIGHT
VERNISSAGE
di GIORGIO LAVERI
La normalita diventa eleganza e da vita ad un appuntamento unico da Insight. La galleria di Via dei Coronari ospita infatti domenica 16 dicembre a partire dalle ore 17, 30 un vernissage per lesposizione delle opere di Giorgio Laveri, lartista dei monumenti di ceramica che elogiano la normalita. Loggetto comune del banale orizzonte quotidiano viene decontestualizzato e trasformato in un simbolo fatto di ceramica e smalto. Laveri gioca con larte, con i colori e con i materiali. I rullini fotografici (Discorso da sviluppare), i negativi, le stilografiche giganti (Stylo), i birilli (Strike), la Moka e i rossetti alti un metro (Truka). Opere dal sapore neopop, elogio della normalita, monumenti che smentiscono il concetto tradizionale di monumento come memoria di un fatto eccezionale. Lartista savonese estrapola dalla quotidianita gli oggettistereotipi del consumismo e li trasforma, ingigantendoli, lucidandoli, rendendoli seducenti simboli glamour del nostro tempo.
La Mostra in una cornice particolare nel cuore di Roma, offrira ai presenti lopportunita di vedere in anteprima gioielli di arredamento e di design, e di degustare dellottimo vino.
Giorgio Laveri appartiene, di diritto, ad un filone
inesauribile e giocoso dellarte italiana che ha nello
spirito irriverente e provocatorio del dadaismo e di Duchamp il
suo capostipite, e guarda poi ai combines di Raushemberg, alle
composizioni di Rosenquitz, ai monumenti di Odelburg, ma anche
alle scelte espressive dei nouveaux realistes. Divertente,
sagace, irridente, Laveri cerca di rompere il muro perbenista
borghese che vuole larte visiva arroccata su posizioni
fredde e radicali, chiaramente incapace di parlare alle persone
comuni. E esente da qualsiasi forma di intellettualismo e
slancio mistico...
Le sue opere hanno la stessa freschezza brillantezza e
acume sociologico di una striscia di Peanuts, di un racconto di
Calvino o di un libro di Stefano Benni...
Con ironia e sarcasmo per certi versi spiazzante, Laveri
parla della realta, racconta di un universo crudo e spietato, e
tradisce in fondo la paura di esserne assorbito.
Chiara Argentieri
Copertina di Patrick Moya del quotidiano Nice Matin del primo gennaio 2007


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Guillaume Aral Direttore Artistico della Galerie Ferrero
Patrick Moya faceva parte dei giovani artisti permanenti della Galleria Ferrero, quando ho avuto lonore di diventare il nuovo direttore di questa istituzione nizzarda. Prima, come tutti, lo conoscevo di fama, apprezzavo le sue opere. Ma conoscendolo di persona, mi sono accorto che dietro la maschera pinocchiesca, si nascondeva un grande intellettuale, uomo colto con grandi ambizioni. Mi ha presentato poco tempo dopo un artista italiano amico suo, Giorgio Laveri, che subito ho adottato come altro artista griffato Galerie Ferrero. Moya e Laveri mi parlarono di un loro progetto, il M.A.M., Movimento Artistico Mediterraneo, basato sulla ceramica per la forma e sulla felicità per il fondo. Questo movimento trasfrontaliero nato di un idea comune a due artisti geniali poteva rimanere un progetto artistico utopico, pero con lappoggio di galleristi, di giornalisti, critici darte e collezionisti é diventato un gruppo che funziona. E dal mio punto di vista di gallerista, quello che é molto importante, é un movimento che ha un sucesso non solo di fama, ma anche commerciale. Si vendono bene le opere degli artisti del MAM. La scelta dei membri del gruppo storico del MAM supera il valore primario dellamicizia e diventa anche scelta qualitativa. Ecco perché, nella veste di direttore di una storica galleria che ha proposto nel tempo opere di grandi movimenti artistici fra i quali spicca il Nouveau Realisme, credo e spero anche in un successo, oltre che economico,altamente sostanziale sotto il profilo culturale di questo nuovo movimento.
Guillaume Aral
article pour Art Mobil
Florence Canarelli
Albisola - Vallauris, l´axe
de l´art-céramique
Albisola, petite ville balnéaire de la côte ligure, possède
une
tradition de céramistes depuis la Renaissance avec ses fameux
"laggioni", des carreaux de terre cuite polychromes
proches des
azulejos espagnols ou portugais.
Durant de longs siècles, sortirent des fours d´Albisola de
luxueuses
faïences d´un grand raffinement de formes et de décors, pots
de
pharmacie, vases, pieds de lampes, assiettes ...
Mais Albisola entame une ère nouvelle à partir de 1925, quand
Marinetti
signe avec Tullio d´Albissola le Manifeste de la Céramique
Futuriste (1938) et
quand Lucio Fontana choisit les ateliers d´Albisola pour y réaliser
ses
premières céramiques "spatialistes".
C´est ainsi qu´Albisola est devenue la capitale italienne de la
céramique d´art, attirant au fil des décennies de grands
artistes du
monde entier : le danois Asger Jorn, chef de file du mouvement
Cobra,
dans les années 50, et encore Wifredo Lam, Enrico Bai, Arroyo,
Rotella
ou Guy Debord ...
Plus près de nous, en 2000, une exposition «franco-italienne»
présentait les céramiques réalisées sur place par Ben,
Patrick Moya et
Jacky Coville pour les Français, avec Attilio Antibo et Giorgio
Laveri
côté italien.
Tandis qu´une "Biennale de Céramique dans l'art
contemporain", lancée
en 2001, présentait les créations de 25 artistes internationaux
réalisées conjointement avec les artisans céramistes locaux.
Car aujourd´hui encore, une quinzaine d´ateliers de céramiques,
entre
Savone et Albisola, perpétuent la tradition, travaillant
toujours en
étroite collaboration avec des artistes contemporains.
Natif de Savone, Giorgio Laveri est l´un d´entre eux, parmi les
plus
talentueux : ses rouges à lèvre et stylos géants, d´esprit
pop art et
réalisés avec un grand souci du détail, impressionnent, séduisent
les
esthètes et se font remarquer bien au delà de sa ville natale -
dans
toute l´Italie, en France et jusqu´à Hong-Kong.
Dans des oeuvres comme "Cineceramica" (des photogrammes
fixés sur
l'argile et objets reproduisant des grands mythes de la "celluloïd",
1986) ou une pièce de théâtre mêlant "céramique, lumière
et mouvement"
(1990), Giorgio Laveri tente de "développer des corrélations
entre
cinéma, théâtre, peinture et céramique". Et il y réussit
brillamment.
Patrick Moya, le chef de file de la Nouvelle École de Nice,
connaît
bien l´Italie pour y avoir souvent exposé (dès 1987 à Castel
San
Pietro, puis à Ravenne, Bologne, Bari, Gênes, Brescia, Milan,
Avellino...). Mais c´est en 1998, grâce à son ami Giorgio
Laveri, qu´il
découvre la céramique.
Et c´est pour lui une révélation : «La céramique est une
alchimie entre
le feu, la terre, les couleurs, la frime, l´affabulation, la naïveté,
le plaisir et l´orgueil, tout cela donné en spectacle au
passant qui
mate ... La céramique a cette particularité de réchauffer l´art,
de le
faire luire.»
Car c´est à Albisola que Patrick Moya se ressent le plus intensément
comme un artiste du Sud : «De l´atelier à la plage, du café
à
l´atelier, de l´atelier au restaurant ... Voilà une vraie vie
d´artiste
méditerranéen.»
De l´autre côté de frontière, sur la Côte d´Azur...
L´Europe sans frontière ne date pas d´aujourd´hui. Au 15ème
siècle
déjà, les fresquistes italiens - comme les Piémontais Giovanni
Canavesio et Giovanni Baleison ou le ligurien Andrea da Cella -
offraient leurs talents aux murs des chapelles du Comté de Nice,
tandis
que le niçois Louis Bréa faisait de même à Savone.
Citons encore Jean Gerbino, inventeur de la mosaïque qui porte
son nom,
ou Suzanne Douly, qui crée en 1938 l´atelier Madoura.
C´est l´atelier Madoura que choisira Pablo Picasso en 1947 pour
s´initier à la poterie : et quand le génie du 20ème siècle a
mis ses
mains dans l´argile, rien n´a plus été comme avant.
D´une part parce que Picasso a inventé des techniques
nouvelles, comme
les «pâtes blanches» dans lesquelles il dessinait une forme de
visage
ou une tête de taureau. Ou bien encore quand il transposait en
céramique des linogravures, d´abord monochromes ("Toros"
en 1954), puis
en couleur ("La pique", en 1959, inspirée des tons du
drapeau
espagnol).
Et surtout car il a définitivement élevé la céramique - comme
Lucio
Fontana avant lui - au rang d´un art majeur. Attirant dans son
sillage
à Vallauris, pour des séjours plus ou moins longs, Matisse,
Chagall,
Miro, Dufy, Léger, Braque, Foujita, Lurçat, ou encore Jean
Cocteau,
Jean Marais, Brauner, Pignon, Masson...
La céramique, alchimie fondatrice du Mouvement des Artistes
Méditerranéens
Loin de l´abstraction ou du conceptuel froid, Patrick Moya aime
à se
revendiquer comme "un artiste typiquement méditerranéen",
qui "préfère
le plein au vide" et n´a pas "peur de la figure
humaine".
Lorsqu'il n'utilise pas les quatre lettres de son nom pour
marquer ses
peintures et sculptures, il met en scène un petit personnage de
bande
dessinée, résultat d'un croisement entre l'artiste et son
personnage
préféré, Pinocchio.
Un personnage qu´il décline sur différents supports - et donc
naturellement aussi en céramique, le "customisant" éventuellement
avec
les 4 lettres de sa signature, M, O, Y et A.
Giorgio Laveri quant à lui joue le jeu de l´esthétique, de la
beauté et
de la féminité, avec un brio typiquement latin.
Deux manières, différentes mais tellement "méditerranéennes",
de rester
des électrons libres de l´art contemporain :
- "Alors que l´art contemporain n´a jamais été aussi
encadré, on se
sent ici, à Albisola, hors cadre. La céramique méditerranéenne
est sans
doute l´une des voies par laquelle l´art peut s´échapper d´un
pesant
gardiennage." (Patrick Moya, 2000)
Florence Canarelli
Patrick
Moya
La créature du feu.
Du travail de la céramique, je garde la partie la plus facile et
amusante pour laisser aux flammes le labeur le plus long et le
plus pénible. Je conserve ce temps gagné sur la création pour
refaire le monde de lart en inventant de beaux mensonges
dignes de Pinocchio qui tenteront de faire passer ma vérité.
Quand je retrouve mon oeuvre au sortir du four, elle est encore
plus belle, plus brillante et toute méditerranéenne.
Patrick Moya
Giorgio
Laveri
LINFLUENZA DEL LUOGO DAPPARTENENZA NELLARTISTA MEDITERRANEO
Il patrimonio comunicativo, estetico e linguistico, che deve trasparire da un opera prodotta dal pensiero e dal gesto di un individuo è la traccia fisionomica del suo codice artistico, culturale e tecnico che, a fronte di unanalisi approfondita e critica, ne permette la derivazione storico-genetica, il contenuto e in alcuni casi la collocazione temporale. Lestetica resta sempre e comunque legata a giudizi soggettivi che la pongono in secondo piano, a meno che non si percorrano le sterili vie del bello che strabordano dalle immagini proposte da un potere bugiardo, attento solamente a salvaguardare la sua tetra facciata.
Fortunatamente il linguaggio riservato e secretato di alcuni protagonisti delle diverse discipline artistiche ha tracciato solchi enormi nel terreno espressivo. Il compito di indagare questi aspetti nascosti è dato alla figura del critico. Lopera dellartista legittima lesegesi dei fenomeni in essa celati. Ma una equilibrata valutazione deve oltrepassare le barriere analitiche per produrre uno sforzo che attraversi la materializzazione dellelaborato per entrare nella sfera personale di chi lo ha concepito. Solo in questo caso, si riuscirà a distinguere il rapporto Uomo-Arte teso al bisogno di comunicare introspettività da un semplice esercizio di bella scrittura.
In ogni parte del mondo lartista esprime contenuti attraverso un linguaggio arricchito dalla cultura del luogo dappartenenza. I meccanismi creativi agiscono e rispondono ad un preciso ordine genetico e possono sicuramente condividere i concetti della Mediterraneità senza però produrla. I duecentocinquanta chilometri di Costa Azzurra e Riviera dei Fiori sono il non luogodove si è consumato il sogno artistico del 900. Il grande ventre che ha riversato nel mondo il talento di tutti i figli, anche di quelli venuti da lontano, non suoi.Sono il marchio indelebile della Mediterraneità..
Giorgio Laveri
Ilaria Bignotti
7 Gruppo MAM, Movimento Artistico del Mediterraneo
Dal Manifesto alla storia
Cè unevidenza mediterranea nella storia dellarte. Questa si rivela, più che altrove, attraverso lasse geografico Vallauris-Albisola. È lalchimia della ceramica che ha permesso allartista che appartiene a questarea di affermare in maniera più forte e decisa le sue origini.
Lopera e lartista mediterraneo sono indissociabili.
Lartista mediterraneo approfitta della moltitudine delle influenze culturali per costruire la sua differenza.
Questo manifesto costituisce una base di riflessione sullaffermazione di unarte mediterranea legata ai siti inscritti nellarea geografica comprendente le città di Vallauris e di Albisola che hanno contribuito, nel tempo, a trasformare in arte maggiore lespressione artistico-ceramica aprendo confronti costruttivi multietnici e nuove possibilità allarte contemporanea .
Il Manifesto del Movimento Artistico del Mediterraneo prende forma, nel 1993, dallincontro fra Patrick Moya e Giorgio Laveri, entrambi artisti raffinati e poliedrici che hanno saputo portare, con linguaggi e tecniche differenti, la ceramica nuovamente in auge dopo un passato storico glorioso cui il Movimento Artistico del Mediterraneo è indissolubilmente legato.
Il MAM infatti è raro caso di unespressione artistica, o meglio, di una serie di espressioni, nate e cresciute lungo quella lingua di terra che ha profondamente segnato lavventura creativa del Novecento mediterraneo: qui approdarono Picasso e Fontana, esperti lavoratori della ceramica, qui nascevano ancor prima, e per tutto il secolo, i principali manifesti artistici destinati a tracciare rotte fondamentali della storia dellarte contemporanea.
In ogni parte del mondo lartista esprime contenuti attraverso un linguaggio arricchito dalla cultura del luogo dappartenenza I duecentocinquanta chilometri di Costa Azzurra e Riviera dei Fiori sono il non luogo dove si è consumato il luogo artistico del 900. Il grande ventre che ha riversato nel mondo il talento di tutti i figli, anche di quelli venuti da lontano
Così Giorgio Laveri ha recentemente puntualizzato quello speciale rapporto, vero e proprio cortocircuito creativo che, nellarea mediterranea, dalla lontana civiltà della Magnagrecia ad oggi, viene ad instaurarsi fra lartista lopera e la terra in cui lavora, a contatto con il mare, con la luce forte, con i tepori e i profumi, i colori e il clima dei luoghi bagnati dal Mare Magnum.
È questa anche una delle tematiche principali del MAM, che nel corso degli anni ha dato vita ad una serie di manifestazioni e di riflessioni sul luogo della sua nascita e attività, non solo geograficamente, ma anche e soprattutto culturalmente inteso.
Intanto, entravano nel gruppo Veronique Champollion e Jean Claude Lemalin di Antibes, Mauro Alpi e Gilles Chaix di Nizza, attivi dal 1993 al 1999, quando il lavoro del MAM venne per la prima volta pubblicamente analizzato e fatto oggetto di un interessante dibattito critico durante la Soirèe Performance al Teatro La Margherite di Antibes. Altri artisti hanno intanto partecipato ed aderito al gruppo del MAM, a partire dal 1999, quali Attilio Antibo, Jacky Coville, Yiu Wah Leung e Ben Vautier.
Altre forme frequenti di comunicazione di attività del MAM sono le serate-performances e le partecipazioni a rassegne cinematografiche indipendenti, quali Cineindipendente in Italia e VideoArt a Cannes. Fra le riviste che seguono da vicino le attività e le tematiche del MAM sono da ricordare Art Mobil France, edita anche in italiano, voce ufficiale del Movimento, e i magazine della Costa Azzurra Point de Scène e Stradà.
Tuttora, una quindicina di atelier di ceramisti, lavorando in stretta collaborazione con gli artisti contemporanei, perpetuano quella tradizione albisolese nata a partire dal Rinascimento, quando venivano prodotte le famose laggioni, piastrelle di terracotta policroma simili a quelle spagnole o portoghesi.
Lavventura della ceramica futurista ad Albisola
Lo sappia o non lo sappia il pubblico, oggi cè futurismo nelle stoffe, nelle fodere, negli ombrelli, nelle borsette, nelle sciarpe, nei tappeti, nelle cravatte, negli arazzi, nei cuscini, nei giocattoli, nelle carte da parati e negli abat-jours; cè futurismo nelle decorazioni luminose di Sale e di Grandi Alberghi, e nei placards, nelle réclames murali, nelle copertine delle riviste, nei mobili, nelle terrecotte (meravigliose quelle di Tullio Mazzotti dAlbisola!), nella scenografia e nei sipari .
Così Balla esprimeva il suo entusiasmo nei confronti della famiglia Mazzotti di Albisola che, già nel 1903, aveva costruito nella piccola città la prima fornace al Pozzo della Garitta, ospitando vari esponenti dellarte italiana dal Liberty al Novecento, fino al trasferimento, nel 1934, nella nuova sede sul Sansobbia. Fu qui che Tullio, già famoso come Tullio dAlbisola, e Torido Mazzotti, avrebbero dato nuovo impulso alla bottega del padre Giuseppe, facendovi convergere le energie creative più vivaci del Futurismo del Nord Italia.
Dapprima contese con Roma e Faenza, le fortune della ceramica saranno, da questo momento fino a tutti gli anni Cinquanta, esclusive di Albisola.
Qui si svilupparono appieno le caratteristiche del Secondo Futurismo, tendente a favorire il recupero dellartigianato, della manualità, addirittura della tradizione e di ciò che risiedeva nella storia minore dellarte italiana, di contro al mito modernissimo della macchina ed alle teorie della ricostruzione futurista delluniverso tipiche del primo momento di questavanguardia.
Prodotta come un comune oggetto duso da immettere in un regolare mercato, la ceramica poteva allora diventare medium creativo atto ad esprimere al meglio quella serie di idee plastico-pittoriche e quelle funzioni decorative, scultoree e ambientali care alla poetica futurista.
Lavventura cominciò nel 1925, con la costituzione del Gruppo Futurista Ligure, promosso dallo stesso Tullio dAlbisola le cui prime opere, legate al modello della Bauhaus ed alle esperienze di Mondrian, univano elementi astratti-decorativi a motivi futuristi su una base déco. Nel 1929 venne consacrato alla famosa mostra Trentatré Futuristi alla Galleria Pesaro di Milano, dove presentò una sala personale di arcivasi, biboccali, bivasi, tuberie, piatti futuristi, servizi fiorantipasto, vaso proiettile, bomboniere elettriche, copperotiche : famosa, tra gli altri, la Brocca Baker, il cui motivo decorativo si ispirava alla nota soubrette di colore Josephine Baker.
Dai primi anni Trenta, in occasione del trasferimento nella nuova sede, Albisola rafforza ulteriormente il primato nazionale nella produzione della ceramica: qui sarebbe infatti confluito il gruppo torinese capitanato da Fillia, impegnandosi nella traduzione su vasi, servizi da tè, caffè e vari oggetti comuni, dei temi tipici dellaeropittura e dellarte sacra. Con lui Diulgheroff, lo scultore Mino Rosso e, marginalmente, Pippo Oriani.
In Albisola, larte della ceramica, oscurando i fastigi del suo grande passato, superando e ponendosi allavanguardia di tutte le fornaci ceramiche dItalia, ha raggiunto elevatissime calorie artistiche. Oggi vantiamo le nostre originalissime aeroceramiche contro le forme architettoniche e pesanti in craclé della miglior produzione di Nemy; confrontiamo i nostri coloriti arabeschi deperiani con le decorazioni fredde delle scuole di stato dei suprematisti russi; i nostri complessi plastici sportivi sono più audaci, più belli e più aderenti al mobilio razionale dellarchitettura di SantElia che non le sculture leziose dei ceramisti viennesi.
Le nostre manifatture, che conservano lo spirito del carattere e lambiente stesso delle tipiche botteghe artigiane del rinascimento, sono padrone e maestre di ogni tecnica ceramica.
La nostra produzione allitaliana è apprezzata, non solo, ma ricercata allestero ed ha tutto da guadagnare in confronto alle ceramiche di Copenaghen, Meissen, Wedgwood e Sèvres che non hanno saputo tener dietro alla falcata velocissima dei tempi
Così scriveva Tullio dAlbisola, nel manifesto La ceramica futurista, del 1939, dove venivano censiti, tra gli altri artisti rilevanti, Enrico Prampolini per una serie di pannelli decorativi e il giovane Aligi Sassu, futurista tra il 1927 e il 1929. Tra i primi collaboratori della bottega ci fu anche Bruno Munari che nel 1929 creava una serie di animali immaginari, piccole sculture-oggetto che ironizzavano sulla visione meccanica della natura, continuando a produrli fino ai primi anni del decennio successivo, quando firmò Bull Dog, un vero e proprio animale meccanico in ceramica con laminati e bulloni.
3. Da Fontana a Picasso. Il ruolo di Vallauris.
Citato sia ne La ceramica futurista che nel Manifesto Futurista della ceramica e aeroceramica del 1938 firmato da Marinetti e da Tullio dAlbisola, ecco sopraggiungere anche Lucio Fontana, creatore fra il 1935 e il 1936 di forme animali e vegetali di grande respiro plastico. È stato lo stesso Crispolti ad intravedere nelluso materico-gestuale che Fontana fece della ceramica i prodromi dellinformale; scultore pieno dimpeti spaziali, come lo definiva invece Giò Ponti nel catalogo La ceramica alla IX Triennale di Milano del 1953, sottolineando limportanza dellartista nella sperimentazione di questo materiale, insieme a Fausto Melotti, Agenore Fabbri, ceramista vigoroso e aspro, e poi Leoncillo, Aligi Sassu, i due Cascella, Romano Rui rivelatosi smaltatore finissimo e intenso, Mirko e Afro: artisti che caratterizzano tutti con forti personalità la ceramica italiana. Daltra parte Ponti segnalava il valore dellasse mediterraneo spagnolo, luogo di creazione sanguigna, di forme popolari destinate ad attecchire nel gusto moderno grazie a quella potenza espressiva che si può trovare solamente nelle opere di Picasso, di Garcia Lorca, di Mirò, Dalì, Guidi.
Fu proprio a Vallauris che Picasso giunse nel 1947, con una serie di disegni destinati a tradursi nei bellissimi vasi zoomorfi e nelle splendide tanagra, opere tra le più affascinanti della sua produzione ceramica, da lui sperimentata fino alla morte, in nome di un amore intenso verso la creta, docile e morbida materia, attratto dal mistero del colore che si svela solamente dopo l'azione del fuoco, e affascinato dalla stimolante attesa nell'atelier. Tornando alle origini dell'umanità, Picasso univa allora a forme antiche ora ispirate alla Grecia e a Micene, ma anche alle terrecotte popolari spagnole le forme della sua immaginazione, amplificando così la sua forza creativa e contribuendo a dare nuova vita ad una tradizione ancestrale.
Su questa scia a Vallauris si fermarono, per soggiorni più o meno lunghi, Matisse, Chagall, Mirò, Dufy, Léger, Braque, Foujita, Lurçat, e poi Jean Cocteau, Jean Marais, Brauner, Pignon, Masson; mentre Albisola, dopo la presenza di Fontana, attirava artisti provenienti da tutto il mondo, da Asger Jorn, capofila del movimento CoBrA, a Wilfredo Lam, da Mimmo Rotella a Enrico Baj, da Arroyo a Guy Debord, ispiratore e fondatore dellInternazionale Situazionista.
4. Da CoBrA al Sessantotto: il ruolo di Albisola.
Fu lo stesso Jorn ad organizzare ad Albisola Marina, nellestate del 1954, il primo degli Incontri Internazionali della Ceramica, diventato peraltro anche la prima manifestazione del Movimento Internazionale del Bauhaus Immaginista, cui presero parte Fontana, Dangelo, Baj, Scanavino, Appel, Corneille, Matta, Jorn, Koenig, Giguère e Jaguer. La mostra venne ordinata da Tullio Mazzotti dAlbisola e allestita da Joe Colombo, presentata infine da Agnoldomenico Pica sotto il titolo di Incontro Internazionale della Ceramica alla X Triennale di Milano nellottobre dello stesso anno. La prima manifestazione del Bauhaus Immaginista venne così ad essere unesposizione collettiva di ceramiche.
Per la duttilità, lespressività della materia, le molteplici possibilità di sperimentazione e per il valore del caso legato alle modificazioni subite durante la cottura ed alle diverse possibilità di presa del colore, gli oggetti in ceramica offrivano a Jorn una valida alternativa agli oggetti ideati dalla Scuola di Ulm, fondata da Max Bill, e criticata per le sue fallimentari teorie razionaliste e le calcinate esperienze funzionaliste. Una contrapposizione, quella fra Bauhaus Immaginista e Scuola di Ulm, che proprio ad Albisola si sarebbe acuita, dando vita a fertili dibattiti, quando giunse Sottsass jr., anchegli abile ceramista, designer rivoluzionario e letterato allavanguardia, tramite delle poetiche della Beat Generation in Italia con Fernanda Pivano.
Sullonda di queste esperienze, di stimoli sempre più vivaci e creativi, di polemiche accese, durante lestate del 1955, infine, ad Albisola avvenne lincontro determinante tra Asger Jorn e Pinot Gallizio, punto di partenza della fondazione del Laboratorio di Esperienze Immaginiste legato al Bauhaus Immaginista, e destinato a sua volta a gettare le basi dellInternazionale Situazionista, momento di definizione di quelle poetiche della contestazione in nome della libertà della fantasia, della riappropriazione dellambiente e della rivendicazione di una libertà creativa individuale che sarebbero a loro volta state alla base della rivoluzione culturale del Sessantotto.
Una storia dellarte ancora da scrivere, allora, da Albisola a Vallauris, la cui eredità è ora nelle sapienti mani di Laveri, Moya e Coville, e degli altri esponenti del Movimento Artistico del Mediterraneo: il cui medium espressivo, la ceramica, è davvero stata alchimia fondatrice dellarte contemporanea.